Se mettre au frais : Transcendance

Il est de ces films qui ne tiennent que sur un seul mot, un seul concept. Forcément complexe. Surtout pas un mot qu’on utilise au quotidien. Ce serait trop facile. Mais, du coup, si ce mot vous est totalement inconnu, comment entrer vraiment dans l’histoire ? Comment saisir les messages subtils délicatement déposés ça et là ? Pas évident !

Prenez Inception par exemple. J’avoue sans rougir être restée à la porte, la main sur la poignée, à réfléchir au concept d’un rêve dans un rêve dans un autre rêve pour sauver je ne sais plus qui de je ne sais plus quoi ! « Fantastique ! Un concept compliqué cool ! Une fin qui laisse imaginer tout et n’importe quoi ! » Putain de toupie…

J’aime assez le résumé fait dans ce petit extrait de l’épisode parodique de South Park : Insheeption (saison 14, épisode 10). Non, compliqué et cool ne sont pas synonymes :

South Park
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Alors qu’en est-il du concept de transcendance me direz-vous ? Contrairement à l’inception, j’avais déjà entendu ce mot en cours de philosophie lorsque l’on oppose la transcendance au panthéisme. Non ! Non ! Mais où allez-vous !? Restez ! Promis, ce sera la phrase la plus compliquée de tout cet article ! Je vous montre (merci le Littré) : « La transcendance est la supériorité marquée d’une personne ou d’une chose sur une autre. […] Le panthéisme est le système de celui qui considère l’univers et Dieu comme étant identiquement le même être ». On peut donc illustrer le tout comme ceci : « la transcendance de Dieu, état de Dieu hors du monde et hors de ce que le monde contient, placé en dehors et au-dessus, par opposition au panthéisme, qui fait Dieu immanent au monde« .  Des questions ?

Dieu déboule donc dans mon article sans prévenir. Un peu comme dans le film en fait. On est là, on se dit pourvu qu’il n’y ait pas de happy end puis on se retrouve avec un couple mièvre, des supers scientifiques qui signent des autographes, un début de morale écolo, le projet de changer le monde, guérir le cancer, nettoyer la planète et abolir la famine (oui, oui, tout ça). Pourquoi pas ? Mais alors comment ? Comme ça : créer un super ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir par lui-même… En somme, créer un Dieu ! Et bim !

Sans trop vous spoiler, ce qui bouleverse le cours de l’histoire c’est qu’on télécharge la conscience du héros (assassiné entre temps par de méchants activistes anti-technologie anti-réseaux sociaux, etc.) dans le PINN, le super ordinateur évoqué plus haut à qui il ne manquait plus que cet ingrédient 100% humain pour devenir une entité… transcendante ! Je ne vous dévoilerai pas tout ce que cette machine sera capable de faire mais c’est assez hallucinant, voire dérangeant…

Bon pour le synopsis, on se rend très vite compte que c’est vraiment tiré par les cheveux, même pour de la science-fiction. Un Dieu fait  de processeurs, c’est pas sexy. Un Johnny Depp en hologramme encore moins. Seuls Rebecca Hall et Paul Bettany font le job et sont même plutôt bons. On notera la présence de Kate Mara, la petite fouine de la série House of Cards.

À mon goût, le film est un poil trop long… Mais les cinés sont climatisés ! 😀

Wally Pfister (forcément un pseudo) est ici à la caméra pour son premier long métrage mais avant ça, il était chef opérateur de Christopher Nolan, rien que ça. Nolan dont on sent l’influence dans la seconde moitié du film et clairement dans la scène finale mais j’ai surtout cillé en voyant débouler Morgan Freeman ET Cilian Murphy. Souvenez-vous, l’Epouvantail dans The Dark Knight c’est Murphy, qu’on voit aussi dans… dans… Inception ! La boucle est bouclée ! C’est tout pour aujourd’hui ! Merci les amis !

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One Comment

  1. Je pense pas aller le voir au ciné, même si moi aussi j’ai très chaud la, mais en BR why not

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